Il y a quelque temps, je suis partie pour la première fois en voyage au Japon (un rêve d’enfant). En bonne « fashionista » (je déteste ce mot mais bon, appelons un chat un chat), aussitôt sur place je me suis rendue dans une boutique de vintage, Amore Tokyo.

Je n’y suis pas allée par hasard : je savais, bien avant de booker mes billets, qu’elle ferait l’objet de mon premier arrêt une fois sur place. En fait, j’avais repéré sur les réseaux qu’elle contenait un trésor sur lequel j’avais bien l’intention de mettre la main : un T-shirt « J’adore Dior » en monogramme rose, époque Galliano.

Je ne vous raconte même pas ma satisfaction quand j’ai enfin mis la main sur mon précieux bien. Ce qui peut paraître surprenant, étant donné que je me tue à dire qu’il ne suffit pas d’être à la mode mais qu’il faut trouver son style,

L’élégance se trouve le plus souvent dans la simplicité

que le chic parisien c’est savoir ne pas trop en faire… et j’en passe. Car, soyons honnêtes, ce T-shirt est TOUT sauf ça. Il est même ultra « tacky » (traduisez « vulgaire »), comme diraient les Américains. Quand je le regarde, j’ai en tête les campagnes de pub ultra photoshopées de l’époque, et Paris Hilton en total look Dior monogramme rose (une vision iconique).

Oui mais voilà, quand ce T-shirt est sorti, je devais avoir une quinzaine d’années. Et bien entendu, j’en rêvais, mais il était hors de ma portée. Alors dans cette boutique vintage un peu hors de prix à l’autre bout du monde, j’ai eu l’impression d’avoir accompli quelque chose. Un rêve d’enfant. J’ai fait plaisir à mon adolescente intérieure. Et surtout, pour un petit instant, je l’ai faite revivre. N’est-ce pas, aussi, le but de la mode ?

Source : Le Prescripteur